Projet pilote proposé dans le rapport Germinet : 10 mois plus tard

En janvier 2016, le secrétaire d’État à l’Enseignement supérieur et à la Recherche de France, Thierry Mandon rendait publique la liste des 12 établissements sélectionnés pour participer à l’expérimentation sur la formation continue découlant du rapport de François Germinet.

Depuis, les 12 établissements se réunissent une fois par mois pour réfléchir aux conditions d’un changement d’échelle de la formation continue universitaire.  Ils devront produire d’ici la fin de l’année, un guide pratique de réussite à destination des autres établissements.

Le journaliste Jean Chabod-Serieis de Educpros s’est entretenu avec Anne Aubert, chef de projet pour le développement de la formation tout au long de la vie dans le supérieur pour faire le point.

Madame Aubert explique qu’une réelle dynamique s’est mise en place entre les 12 établissements. Eux qui communiquaient peu les premiers temps se sont rendu compte qu’ils devaient agir ensemble.

Lors de leur réunion mensuelle, ils ont l’occasion de rencontrer représentants d’entreprise, Opca (Organisme Paritaire Collecteur Agréé) et consultants. Tous ces acteurs s’entendent pour dire que les établissements du supérieur ont un rôle à jouer dans la formation continue. Parmi les besoins évoqués par les entreprises, Madame Aubert retient que celles-ci veulent obtenir des réponses ponctuelles grâce à de courtes formations d’une à deux journées, ainsi que la possibilité de négocier les tarifs.

À la question « En quoi l’offre de formation des établissements du supérieur se distingue-t-elle de celle des organismes privés ? » Anne Aubert répond : « Notre plus-value, c’est l’adossement à la connaissance que nous apportent les chercheurs. » Elle ajoute que l’offre doit être complémentaire à celle des organismes de formation sur le marché et non similaire. Elle souligne aussi l’importance de répondre à la demande sociétale en prenant en compte les parcours « non linéaires ». « L’idée, c’est de trouver comment valoriser à la fois les parcours académiques et les autres parcours. »

Madame Audet conclut l’entretien en spécifiant que le e-learning occupera une place lors du second appel à manifestation d’intérêt (AMI).

Source : Chabod-Serieis, Jean, Anne Aubert : « En formation continue, les universités doivent répondre à une demande sociétale », Educpros, 22 novembre 2016.

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