Le paradoxe économique de Montréal et les étudiants étrangers

Même si Montréal est la septième métropole étudiante mondiale, elle peine à fournir à ses entreprises une main-d’oeuvre qualifiée, selon un rapport publié mardi par l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE).

Le rapport de l’OCDE soulève donc le paradoxe d’une main-d’oeuvre surqualifiée et sous-qualifiée, selon les secteurs. Pourtant, souligne l’OCDE, grâce à ses universités et institutions de recherche reconnues à travers le monde, Montréal possède une grande capacité d’attractivité et de formation.

Selon le rapport, le taux de diplomation des nouveaux arrivants (49%) est de plus de deux fois supérieur à celui de l’ensemble des Montréalais (23%). Pourtant, le taux de chômage des immigrants (12,2%) est deux fois plus élevé que la moyenne montréalaise (6,6%).  Selon le secrétaire générale de l’OCDE, Angel Gurria, Montréal serait donc une métropole de talents sous-utilisés et elle aurait surtout un problème d’intégration de ses cerveaux étrangers au marché du travail :

« Montréal est un cas d’école fascinant des paradoxes auxquels sont confrontées les villes aujourd’hui. D’un côté, la ville dispose d’atouts indéniables pour former et attirer les talents, notamment grâce à la présence d’universités et de centres de recherche de renommée internationale. […] Mais Montréal n’a pas réussi à transformer pleinement ces atouts en termes de productivité, d’emploi de qualité et d’innovation. Elle n’est pas non plus le moteur de développement économique et social au Québec et au Canada qu’elle pourrait être. »

Sources :
OCDE, Études économiques de l’OCDE : Canada 2016, 13 juin 2016.
Discours de Angel Gurría, Secrétaire général, OCDE, Lancement du rapport, Montréal Métropole de Talent, 14 juin 2016, Hôtel de Ville, Montréal.

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