Consommation d’information chez les jeunes: il y a jeune et jeune

Des données préliminaires d’une enquête du Centre d’étude sur les médias (CEM) de l’Université Laval ont été rendu publiques dans un article paru le 9 janvier dernier dans le Devoir.  Elles permettent de mieux comprendre comment les jeunes consomment l’information et, delà, comment ils appréhendent le monde.  Ainsi,

  • A priori, les moins de 35 ans semblent «nettement moins friands» d’information que la moyenne de la population.
  • Cependant, «la coupure n’oppose généralement pas les jeunes aux vieux, mais plutôt ceux qui s’informent, y compris sur Internet, et ceux que l’information n’intéresse pas. »
  • «Il n’existe pas de fossé générationnel. C’est une question de cycle de vie. Il y a jeunes et jeunes. Les jeunes de 22 ou 23 ans ont fait beaucoup de chat, mais ils sont passés à autre chose. »
  • «C’est probable que la jeune génération s’informe moins, mais ce n’est certainement pas la faute à Internet, au contraire. Et si on veut qu’ils s’informent […] Internet va demeurer le meilleur moyen pour les rejoindre.»

À noter,

  • À peine la moitié des Québécois consomment une partie de leur information en utilisant les nouveaux modes d’accès, Internet ou le téléphone cellulaire.
  • Au chapitre du temps, la télé domine encore largement, accaparant un bon tiers de l’ensemble du temps consacré à s’informer. 
  • Le temps consacré à l’ensemble des nouveaux médias pèse deux fois moins que la télé.
  • Les jeux vidéo intéressent tous les jeunes, comme la télé, mais pas Twitter, le plus jeune des nouveaux médias, jugé vieux jeu.

Par ailleurs,

  • Le lecteur type d’un journal a environ 50 ans. La popularité des médias traditionnels croît d’ailleurs avec l’âge, et ce sont les plus âgés qui gonflent le bassin des internautes médiavores.
  • Quand les gens s’informent en ligne, c’est souvent sur les sites des médias traditionnels, comme ceux de Radio-Canada, de Cyberpresse, de Canoë ou du Devoir.

En résumé,

«Les frontières entre les générations s’avèrent de moins en moins rigides. En clair, les vieux de 60 ans et plus font à peu près la même chose sur Internet que les jeunes de 25 ans et moins. On devrait donc établir qu’il y a des catégories d’internautes, au comportement similaire, sur le Web. Évidemment, il y a plus d’internautes chez les jeunes, mais l’essentiel n’est pas là.» [notre emphase]

Les citations sont généralement de Mme Nicole Gallant, professeure, spécialiste des rapports des jeunes au monde et entre eux, notamment dans le cyberespace.

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