Un prof s’inscrit au 1er cycle pour mieux saisir la perspective étudiante

Après six ans à enseigner la chimie, Mike Cross, 35 ans, du Northern Essex Community College au Massachusetts, a décidé de s’inscrire en vue d’obtenir un Associate Degree en arts libéraux (Liberal Arts).  Alors que ce père de famille a mené ces nouvelles études tout maintenant son emploi à temps plein, il croit que cela lui a permis de devenir un professeur plus empathique à ce que vivent ses étudiants.

« …It made me realize that most of my students don’t skip assignments because they’re lazy; they just have so much going on that they have to prioritize. I was a traditional undergraduate — fresh out of high school, no kids, no full-time job. That’s not the norm among my students.

[…] More likely, they’re choosing whether to take their mom to a doctor’s appointment, go to a kid’s play, or do this paper. Sometimes schoolwork gets the short end of the stick. » (Cross, cité par Mangan, 2016)

Au chapitre des éléments de son expérience qui nourriront son enseignement, il évoque:

  • Une enseignante qui ne se contentait pas de demander aux étudiants de
    « participer activement » aux forums en ligne, mais qui leur a fourni un document illustrant de quoi avait l’air un bon, un mauvais ou un message médiocre sur le babillard.
  • Un cours de première année où l’on demande aux étudiants de participer à une chasse au trésor pour découvrir les heures d’ouverture de la bibliothèque, là où il faut se rendre pour obtenir une carte d’identité, etc.
  • Les frustrations ressenties par les étudiants face à des dates de remises imprécises, lorsque l’ENA (Blackboard, dans ce cas-ci) perd des réponses entrées ou lorsqu’ils n’ont pas accès à leurs courriels.
  • L’inconfort de certaines chaises et la faible visibilité du tableau (ex: reflet sur tableaux blancs). Le professeur Cross réalise maintenant que les étudiants qui gigotent à leurs places ne sont pas toujours inattentifs: « So now, when I’m about to teach in a new room, I try sitting in chairs or going to the back of the room. »

Intéressant aussi de lire les commentaires que suscitent l’article.  Alors que certains lecteurs admire cette initiative, d’autres enseignants estiment que leurs propres souvenirs d’études au doctorat leur suffisent à se mettre à la place de leurs étudiants.

Source: Mangan, Katherine, « This Professor Enrolled as an Undercover Student », The Chronicle of Higher Education, 30 mai 2016

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