La formation en ligne et à distance: doit-on la revaloriser?

Le blogueur Tony Bates rapportait récemment les résultats du sondage annuel mené par le Sloan Consortium qui traite de l’état de la formation en ligne et à distance dans l’enseignement supérieure aux États-Unis.  Un passage sur les perceptions de la formation à distance par les membres de différentes facultés m’a particulièrement interpellé (Note: j’ai mis l’emphase sur certains points dans le texte qui suit):

4.6 million, or one in four post-secondary students, now take at least one online course in the USA.

Other significant results from the report:

While the number of programs and courses online continue to grow, the acceptance of this learning modality by faculty has been relatively constant since first measured in 2002.

  • Less than one-third of chief academic officers believe that their faculty accept the value and legitimacy of online education. This percent has changed little over the last six years.
  • The proportion of chief academic officers that report their faculty accept online education varies widely by type of school but reaches a majority in none.

It is interesting to note that in public institutions and not-for-profit institutions, 60% of faculty are neutral or do not accept the value and legitimacy of online education, according to the chief academic officers responding to the survey (a more direct survey of faculty would be useful).

J’entends malheureusement assez souvent ce même argument au sein de notre institution, où l’on semble questionner la valeur de cette formule comparativement à la formation offerte en classe.  Il est faux de croire que le médium est nécessairement limitatif et moins demandant en terme d’effort de part et d’autre, que ce soit du point de vue de l’enseignant (qui doit ajuster la préparation de son matériel différemment qu’en classe) ou de l’étudiant (qui peut travailler autant sinon plus à effectuer ses lectures et travaux à distance qu’en présence).

Il y aurait peut-être lieu d’informer davantage nos décideurs des possibilités qu’offre la formation à distance et en ligne et, surtout, de sa pertinence. Notamment lorsqu’on met en lumière les besoins de clientèles qui ne sont tout simplement pas disposés ou disponibles à se déplacer et à réserver des plages fixes à leurs horaires respectifs.   Ceci est d’autant plus vrai dans le contexte de la formation continue avec des étudiants sur le marché du travail.

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Commentaires

  1. Jean-Sébastien Dubé a écrit:

    Marc m’a pointé vers deux autres ressources connexes:

    D’une part, un article de Thot Cursus sur le même rapport, où l’on précise notamment que l’augmentation des inscriptions aux cours en ligne est de l’ordre de 17 %: http://www.cursus.edu/?module=document&uid=71126

    D’autre part, un autre billet de Tony Bates où l’on traite d’un rapport différent qui s’intéresse au marché américain de la formation en ligne. En gros, ce rapport de la firme bostonnaise Eduventures démontre que la formation aux adultes (25 ans et plus) s’effectue déjà en ligne à 24 % et où l’on estime que ce segment de marché augmentra de 35 à 40 % d’ici 2014. En parallèle, Bates rappelle que 55 % des institutions américaines n’ont aucune offre de formation en ligne. La faute aux résistances du corps professoral et à la volonté de maximiser l’usage des bâtiments, selon lui.
    http://www.tonybates.ca/2010/02/08/the-online-higher-education-market-in-the-usa/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+tonybates+%28Tony+Bates%29

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