L’Europe veut attirer plus de cerveaux étrangers

Depuis 2013, la Commission européenne cherchait à réviser sa réglementation afin de rendre ses 28 états membres plus attrayants pour les jeunes « cerveaux » des autres pays, déçue de les voir quitter l’Europe une fois leurs études achevées, pour exploiter leurs talents fraîchement acquis sur d’autres marchés, aux États-Unis ou au Canada par exemple.

« Cela signifie sans aucun doute que les universités européennes pourront renforcer leur compétitivité sur la scène mondiale et devenir plus attractives que jamais pour les citoyens talentueux, ambitieux et ayant un niveau d’éducation élevé en provenance de pays tiers, grâce à de bien meilleures conditions dans l’Union », a déclaré la députée responsable du dossier, Cecilia Wikström

Les objectifs de l’Union européenne (UE) sont de progresser dans la course mondiale aux talents et de promouvoir l’Europe comme centre mondial d’excellence pour les études et la formation.

Les nouvelles directives permettent désormais aux étudiants et chercheurs de rester dans leur État membre d’accueil au moins neuf mois après avoir terminé leurs études ou leurs contrats afin de trouver un travail ou de créer leur propre entreprise.

La mobilité des étudiants et des chercheurs étrangers sera par ailleurs facilitée au sein de l’UE, sur une période accrue pouvant aller jusqu’à six mois, contre trois actuellement. La nouvelle directive doit également permettre aux chercheurs de venir accompagnés de leur famille. Les étudiants auront par ailleurs la possibilité, pendant leur scolarité, de travailler jusqu’à quinze heures par semaine, contre dix actuellement.

Source : Parlement européen, De nouvelles règles pour attirer étudiants, chercheurs et stagiaires de pays tiers dans l’UECommuniqué de presse, 11 mai 2016.

Le paradoxe économique de Montréal et les étudiants étrangers
Médias sociaux et médiation de la science

Exprimez-vous !

*