4 façons de se prémunir contre les travaux catastrophiques

David Gooblar, chargé de cours au Département de rhétorique de l’Université de l’Iowa, anime le site PedagogyUnbound.com. Dans la section Vitae du Chronicle of Higher Education, il offre des trucs pour améliorer l’enseignement.

Dans un de ses derniers textes, il déplore le fait que malgré tous les efforts d’accompagnement, les travaux de certains étudiants donnent l’impression que ceux-ci n’ont lu aucune consigne, passent à côté de l’objectif et sont généralement de mauvaise qualité.  Gooblar se demande si on peut en faire davantage…  Il offre quatre façons d’aider les étudiants… notamment pour raccourcir le temps passé à corriger de tels travaux [traduction libre]:

  1. Offrir une vue large (macro) et une vue pointue (micro) du travail à remettre
    • expliquer les objectifs généraux que vous viser par ce travail (quelles connaissances vous espérez que les étudiants acquièrent, quelles compétences vous souhaitez qu’ils mettent en pratique),
    • rappeler chacune des étapes que vous pensez qu’ils devront accomplir pour réaliser le travail,
    • présenter les critères spécifiques que vous utiliserez pour évaluer les travaux.
  2. Donner des exemples et les rendre accessibles en ligne
    • plutôt que d’utiliser des rubriques abstraites, pourquoi ne pas conserver des exemples (anonymisés, bien sûr) de travaux de différentes qualités,
    • demander aux étudiants d’évaluer ces travaux et ne leur indiquer qu’après à combien vous les avez vous-mêmes évalués en expliquant pourquoi,
    • laisser ces travaux en ligne afin que les étudiants puissent y référer lorsqu’ils rédigeront leurs propres travaux.
  3. Enseigner aux étudiants comment effectuer le travail
    • inclure à même le travail une section « analyse de la tâche » qui sera notée et où les étudiants devront répondre sur ce qu’il y a à faire, quelles sont les attentes de l’enseignant, etc.
    • prendre le temps d’expliquer ce qui est attendu: la rédaction de travaux universitaires n’est pas une habileté qui survient par génération spontanée, surtout pour les étudiants de première année .
    • effectuer un suivi serré des étudiants, leur rappeler à chaque semaine le travail à faire et ce qu’ils y gagneront.
  4. Tester ses propres travaux
    • personne n’a le temps de le faire, mais Gooblar rappelle que d’être prêt à accomplir soi-même ce que l’on demande aux étudiants permet de…
      • déceler d’avance des problèmes potentiels,
      • rédiger des consignes plus claires,
      • s’apercevoir que certains travaux ne sont pas tout à fait alignés avec les objectifs du cours et effectuer des correctifs.

Source: Gooblar, David, « Pedagogy Unbound: How to Make Your Assignments Better« , Vitae – The Chronicle of Higher Education, 23 mars 2016

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Commentaires

  1. Lucie C. Gagnon a écrit:

    Tel quel, ça ferait un excellent article « Avec Classe »… Je suis bien contente de voir ce genre d’article au sein de la veille. Cependant, entre l’enseignement « ubiquitaire » et autres, je ne crois pas que le professeur moyen y aura accès.

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