Le plagiat ne constituerait pas un cas d’inconduite en recherche (Allemagne)

En Allemagne, la chasse aux thèses plagiées est forte et les cas sont médiatisés, surtout lorsqu’il s’agit de personnages publics, comme des membres du gouvernement (Annette Schavan à l’Éducation; Karl-Theodor zu Guttenberg à la Défense, par exemple).

Le dernier cas abordé par VroniPlag est celui de la ministre de la Défense, Ursula von der Leyen, dont la thèse de l’Université médicale de Hanover contient des passages plagiés. L’Université ne nie pas qu’il y ait du plagiat mais elle le qualifie de non intentionnel et, à ce titre, permet à von der Leyen de conserver sa thèse. Selon le recteur de l’Université, comme les textes plagiés se trouve principalement dans l’introduction et pas dans la section consacrée aux résultats, there are « errors, but not academic misconduct. » Il y a tout de même 27/62 pages contenant du plagiat dans la thèse.

Cette affirmation va à l’encontre de la quasi-totalité des définitions de l’inconduite en recherche.

Weber-Wulff termine sa dépêche ainsi :

The MH Hanover deliberated and tried to find a way to have it both ways: The thesis contains plagiarism, but it is not serious enough to warrant rescinding a doctorate. I suspect this will provoke much discussion with current and future students who do not understand why they are given a failing grade for much less plagiarism.

Source: Weber-Wulff, Debora. German Defense Minister to keep doctoral degree. Copy, Shake, and Paste (blogue). 10 mars 2016.

 

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