Une doyenne du MIT quitte son poste pour développer une université à partir de zéro

Marc Couture et Francheska Gaulin me dirigent vers cet article du Chronicle où il est question de Christine Ortiz, doyenne des études supérieures au MIT, qui prendra un congé d’un an (et plus..) afin de regrouper une équipe et d’amasser des fonds en vue de démarrer un nouveau modèle d’université.  Sa démarche n’est pas sans rappeler celle de Sebastian Thrun, ancien professeur de Stanford et fondateur de Udacity  Plusieurs questions ont guidé la réflexion de Mme Ortiz:

  1. Et si vous aviez la possibilité de développer à partir de zéro une université qui répondrait aux besoins d’aujourd’hui en tenant compte de la technologie d’aujourd’hui?
  2. De quoi aurait l’air un nouveau modèle d’institution qui intégrerait plusieurs des innovations qui ont fonctionné au MIT?
  3. Que pourrait-on retenir des différentes expériences universitaires à travers le monde, en vue de les élargir?
  4. Comment créer un système et des espaces physiques qui prennent avantage de la modularisation des apprentissages disponibles grâce aux leçons disponibles en ligne? (Young, 2016)

Pour Ortiz, cela passe par de l’acquisition de connaissances en ligne et des espaces physiques de type laboratoires centralisés et transdisciplinaires, sans département.  Pas de leçons magistrales, donc pas de classes, mais une pédagogie par projet de longue haleine où l’on ne distinguerait plus entre la formation initiale et les études supérieures.

De même, pas de permanence pour les professeurs et la conviction d’Ortiz de trouver malgré tout des enseignants, compte tenu de tous les doctorants sans travail aux États-Unis…

« À l’heure où les universités américaines sont critiquées (que cela soit pour leurs frais de scolarité, leur rigidité, ou leur efficacité), les initiatives de ce type, comme le Minerva Project, se multiplient. Christine Ortiz cherche désormais des financements pour démarrer son projet, qui n’a pas encore de nom. » (Gourdon, 2016)

Mais contrairement aux autres initiatives similaires, le projet de Mme Ortiz est sans but lucratif; « all of the revenue can be reinvested in the enterprise to serve the public » (Young, 2016).

Sources:

Gourdon, Jessica, « Nouvelles majeures à Stanford et tendances 2016 des EdTech : l’innovation made in USA« , Educpros.fr, 16 février 2o16

Navarre, William, « Dean for graduate education to take leave, start new university« , The Tech – Online Edition, 28 janvier 2016

Young, Jeffrey R., « MIT Dean Takes Leave to Start New University Without Lectures or Classrooms« , The Chronicle of Higher Education, 1er février 2016

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