Réussir professionnellement avec un diplôme en sciences humaines

Selon une étude du Center on Education and the Workforce de l’Université de Georgetown, le taux de placement des diplômés en sciences humaines est plus bas (8,4%) que la moyenne générale (7,5%) des diplômes de toutes les disciplines. Ces chiffres viennent appuyer la conviction que les diplômés en sciences humaines sont plus à risque de se retrouver au chômage une fois leurs études terminées.

Or, selon Sigelman, PDG de l’entreprise Burning Glass Technologies, qui réalise des analyses du marché du travail pour habiliter les employeurs, les travailleurs et les administrateurs en éducation à prendre des décisions éclairées, jamais les compétences au cœur d’une formation en sciences humaines n’ont été aussi pertinentes sur le marché du travail : savoir écrire, savoir faire des recherches et des analyses, faire preuve de pensée critique et de créativité. À preuve, une analyse des offres d’emplois met en lumière que les compétences recherchées par les employeurs sont de nature fondamentale, et la plus recherchée est la capacité à rédiger.

Les emplois en plus forte croissance (53% depuis 4 ans) recherchent des candidats possédant une double formation : marketing et analyse de données (data analysis), conception graphique et programmation, des emplois exigeant une capacité à faire des ponts entre les champs disciplinaires et des synthèses d’idées. Sigelman avance que les habiletés à la base des formations plus techniques sont rapidement obsolètes alors que les compétences fondamentales, elles, sont beaucoup plus stables.

In the fast-growing field of data analysis, the entire skill set has shifted over just a three-year span away from pure statistical to place much more emphasis on visualization and business analysis.

Selon Sigelman, si les employeurs ne défendent pas autant les sciences humaines que les sciences pures et le génie, c’est qu’ils sont toujours à la recherche d’une main d’œuvre avec des compétences techniques productive dès son embauche.

Sa solution? Que les étudiants en sciences humaines ajoutent à leur formation un volet plus technique : marketing, ventes, administrations des affaires, médias sociaux, conception graphique, analyse de données et réseautage en informatique.

Le reste de l’article de Sigelman porte sur l’importance d’aider les étudiants à être bien outillés pour s’insérer avec succès sur le marché du travail en leur offrant diverses possibilités en phase avec leurs aspirations de carrière : formations complémentaires, stages, bénévolat, séjours à l’étranger…

Source: Sigelman, Matthew. Getting Past the Lazy Debate. Inside Higher Ed. 8 février 2016.

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