Le Working Out Loud (WOL), une pratique réflexive du travail?

Article passionnant qui relate le travail de Claudine Bonneau et Viviane Sergi, deux chercheures au Département de management et technologie de l’École des sciences de la gestion de l’UQAM.  Elles s’intéressent à un phénomène en émergence, notamment chez les travailleurs autonomes (mais pas seulement), soit le fait de narrer son travail sur les réseaux sociaux (Twitter).  Elles ont analysé un échantillon de 200 gazouillis d’informaticiens, enseignants, employés de bureau, travailleurs humanitaires, designers, agriculteurs:

« L’analyse de cet échantillon leur a permis d’identifier différentes catégories de gazouillis. Certains travailleurs ventilent leurs frustrations, d’autres énoncent les embûches rencontrées. Certains demandent de l’aide pour résoudre un problème, d’autres font preuve de réflexivité, réfléchissant «à haute voix» sur leur métier ou sur une problématique en particulier. Enfin, certains offrent leur savoir aux intéressés en détaillant ce qu’ils font et comment ils y parviennent. » (Caza, 2015)

Pour les chercheures, cette pratique donne accès aux travailleurs à des communautés de pratique, parfois extra-nationales, où l’on peut même partager et valoriser ses erreurs.  Elles y voient aussi des possibilités pour les organisations, notamment au niveau du transfert de connaissances en prévision de départs à la retraite.

Nous avions déjà évoqué les communautés #clavEd et les #edchat.  Peut-on envisager que les enseignants universitaires partageront un jour leurs difficultés et leurs succès sur les médias sociaux?

Source: Caza, Pierre-Étienne, « Travailler à haute voix« , ActualitésUQAM, 7 octobre 2015

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