Les sciences humaines au Japon : mal aimées et menacées

Le ministre de l’éducation du Japon a demandé aux universités « d’abolir ou de convertir ces départements pour favoriser des disciplines qui servent mieux les besoins de la société ».
Certaines universités ont annoncé leur intention de se plier à la demande gouvernementale et envisagent de fermer ou de réduire les activités des facultés de sciences humaines et sociales. D’autres, dont les deux plus prestigieuses du pays, ont clairement indiqué qu’elles refusaient de répondre à la demande.

« Shinzo Abe a par ailleurs fixé aux universités un objectif très ambitieux : dix d’entre elles doivent figurer dans le classement des 100 meilleurs établissements d’ici dix ans – le pays n’en compte que deux pour l’instant. »

« Au Japon, les politiques concernant l’enseignement supérieur sont sous le contrôle du Conseil pour la compétitivité industrielle, qui est composé de neuf cabinets ministériels, sept dirigeants d’entreprises et deux représentants des universités, issus de l’ingénierie et de l’économie » explique M. Sawa dans sa tribune. La preuve selon lui qu’au Japon, « l’ingérence du secteur privé dans l’enseignement supérieur a toujours cours ».

Source: Maillard, Matteo. Le Japon va fermer 26 facs de sciences humaines et sociales, pas assez « utiles ». Le Monde. 17 septembre 2015.

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