La formation à distance dans les universités québécoises: un potentiel à optimiser?

Le Conseil supérieur de l’éducation du Québec (CSE) a rendu public un avis sur l’état des lieux de la formation à distance dans les universités québécoises. Le volumineux rapport de 178 pages fait suite à une démarche de consultation menée auprès de représentants de 10 universités – dont la vice-rectrice au études et le directeur du Service de soutien à la formation de l’Université de Sherbrooke – ainsi que des membres de la Commission de l’enseignement et de la recherche universitaires aux sessions d’automne 2014 et d’hiver 2015.

Le CSE formule 13 recommandations auprès du ministre pour contribuer à faire de la FAD « un levier pour le développement du système universitaire québécois » (p. 111).  Ces recommandations touchent différentes problématiques, incluant:

  • la clarification de ce qui distingue les MOOCs d’autres types de formations offertes à distance;
  • l’information sur les modalités de formation de chaque cours;
  • la mise à jour des règles relatives aux conditions de travail des différents corps d’emploi en lien avec les différents modes de formation;
  • l’utilisation des activités de perfectionnement ainsi que des lieux d’échange et de partage des enseignants et du personnel pour aborder les particularités de la formation à distance;
  • l’examen des enjeux propres à la formation à distance en matière de droits d’auteur et de propriété intellectuelle;
  • l’évaluation continue et le partage des expertises relatives à l’évaluation des cours et programmes en lien avec la FAD;
  • l’accès des étudiants à l’information et au soutien pédagogique et matériel requis par la FAD;
  • le financement et la diffusion des résultats de projets de recherche en lien avec le développement de la FAD et l’effet sur l’accessibilité, la qualité de la formation et la viabilité du système universitaire québécois;
  • l’établissement de politiques pouvant guider la développement de la FAD, s’appuyant sur la consultation des différentes parties prenantes;
  • la pleine reconnaissance des activités de formation à distance à l’accomplissement de la mission des universités et à la poursuite des objectifs nationaux en matière de scolarisation;
  • l’encouragement de l’échange et du partage des expertises, services et infrastructures relatives à la FAD et la prévision des ressources nécessaires pour maintenir les collaborations;
  • la création d’un répertoire commun des cours et des programmes offerts à distance dans l’ensemble des universités québécoises;
  • la réalisation avec les universités d’une réflexion sur le potentiel de la formation à distance pour l’internationalisation des universités québécoises, en vue de revoir les règles d’admission et de financement des étudiants hors Québec qui suivent une formation à distance.

Espérons que notre gouvernement accueillera positivement ce rapport et donnera suite aux recommandations du CSE.

L’avis complet du CSE est disponible à l’adresse suivante: http://www.cse.gouv.qc.ca/fichiers/documents/publications/Avis/50-0486.pdf

Source: Bulletin du REFAD du 16 juin 2015.

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