L’impact de l’école française « 42 » ressenti jusqu’aux États-Unis

En octobre 2013, nous vous parlions pour la première fois de « 42 », une école d’informatique française nouveau genre.  Voici que The Chronicle of Higher Education rapporte les succès de cette initiative de formation, à laquelle 70 000 personnes des États-Unis, d’Europe et d’ailleurs auraient postulé l’an dernier dans le but de décrocher l’une des 900 places disponibles.  Notons qu’il est assez rare que le Chronicle traite du monde universitaire hors des États-Unis.

It doesn’t provide a degree, charges no tuition, and offers only a training program in computer science. But after starting just two years ago, 42 has already shaken up how some here think about teaching, the value of credentials, and how best to prepare students for technology jobs. And it’s been wildly popular.  […]

[…O]ther aspects of 42 run opposite to the somewhat rigid education system here. The school has neither grades nor deadlines, diplomas nor books — not even a faculty. (Hockenos, 2015)

Il m’apparaît cependant que l’extrait le plus intéressant de l’article est celui où l’on s’aperçoit que d’autres institutions françaises ou américaines cherchent à s’inspirer de la formule de « 42 ».  Bien que certains critiques considèrent que « 42 » a peu pour intéresser les universités et n’a même pas d’accréditation de l’État, force est de constater que ce type de formation pratique vient bouleverser la formation supérieure traditionnelle en France:

Since its inception, 42 has received a blizzard of press — overwhelmingly positive — as well as visits from representatives of mainstream tech-focused institutions, including Caltech and MIT. « A lot of institutions in France are taking on some of these ideas, like learning by doing instead of long, boring lectures, » says Olivier Rollot, a French journalist who writes about education.

A new film school in Paris, L’Ecole de la Cité, set up by the filmmaker Luc Besson, has dropped the admission criteria of a university degree, which is required by France’s other film schools. The University of Strasbourg has opened up a graduate program based on 42 in which computer-science students pursue their own projects without classroom instruction.(Hockenos, 2015)

Le journaliste trace d’ailleurs un lien entre 42 et certaines compagnies américaines qui secouent le fonctionnement des institutions traditionnelles:

In many ways, 42 resembles American companies, like General Assembly and Codecademy, that have started in recent years to train people in computer coding and other skills while also questioning how well colleges prepare students for jobs. Like those efforts, 42 has its origins in the technology world. (Hockenos, 2015)

Rappelons que les premiers échos du fonctionnement de l’école ne présageaient pas une grande préoccupation pour la pédagogie, alors que les étudiants doivent recourir à leurs propres ressources pour réussir (à la manière de certains MOOC).

Source: Hockenos, Paul, « In France, a Free Tech Schook Shakes Up Higher Education« , The Chronicle of Higher Education, 11 mai 2015.

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