Les Services universitaires de pédagogies (SUP) se multiplient et s’organisent en France

Recommandé par Marc Couture, un article de Sophie Blitman sur Educpros.fr qui évoque le fait que plusieurs universités françaises se dotent de services universitaires de pédagogie (SUP), services qui s’organisent d’ailleurs en réseau.  Si ce papier date de novembre dernier, il vient d’être remis à jour cette semaine.

La France n’était pas nécessairement très préoccupée de pédagogie universitaire (d’ailleurs le sous-titre du dossier d’Educpros est « Pédagogie à l’université: la fin d’un tabou »).  « On a dépassé l’idée d’un enseignement supérieur exclusivement tourné vers la recherche », affirme Michel Deneken, vice-président formation initiale et continue de l’université de Strasbourg. »  

Si certains services comparables au SSF sherbrookois existent depuis une dizaine d’années – on pense notemment à iCap (Innovation, conception et accompagnement pour la pédagogie) à Lyon 1, le Cipe (Centre d’innovation pédagogique et d’évaluation) à Dijon ou le Siame (Service d’ingénierie d’appui et de médiatisation pour l’enseignement) à Brest -,plusieurs ont été institué ces dernières années. La journaliste constate donc une accélération du mouvement:

    • Automne 2013: création du SUP de l’université de Nantes
    • Janvier 2014:  SU2IP (Service universitaire d’ingénierie et d’innovation pédagogique) de Lorraine 
    • Février 2014: SupArtois 
    • Avril 2014: SUP de Bretagne Sud
    • Septembre 2o14:  CRIIP (Centre de ressources, d’ingénierie et d’initiatives pédagogiques) de Poitiers
    • Idip (lnstitut de développement et d’innovations pédagogiques) à Strasbourg 

Une caractéristique de ces services, ils veulent embrasser plus large que le seul soutien technopédagogique:

Au-delà de l’engouement qu’ont pu susciter le e-learning et les Mooc, les tableaux blancs interactifs et les serious games, « le numérique n’est pas l’alpha et l’oméga de l’innovation pédagogique : il n’est pas une fin mais un moyen« , estime François Germinet, vice-président du comité numérique de la CPU (Conférence des présidents d’université), qui entend mieux prendre en compte les questions pédagogiques dans son université à Cergy-Pontoise.

C’est d’ailleurs ce que j’ai pu observer à l’Université Catholique de Lyon qui veut se doter d’un centre nommé CAPEA: Centre d’Appui Pédagogique pour les Enseignements et les Apprentissages. On m’a expliqué que l’on avait pris soin de ne pas mentionner les mots « numériques » ou « technologie » dans le titre. 

 

Source: Blitman, Sophie, « Pédagogie à l’université : des paroles et des acte« , Educpros.fr, mis à jour: 

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