La maîtrise au Québec : compétitive?

Le Devoir a publié ce week-end un cahier spécial dans lequel on retrouve un article sur la maîtrise au Québec, article qui rappelle les deux rapports qu’a produit l’Association des doyens des études supérieures au Québec (ADESAQ) sur la nature, la structure et les activités associées à la maîtrise au Québec : Partie I (Septembre 2007) et Partie II (Juin 2009).

En voici quelques extraits.

Sur les compétences à développer à la maîtrise

Au Québec, comme au Canada, les compétences associées à la maîtrise se rapprochent beaucoup de celles identifiées pour les doctorats, ce qui pourrait être un facteur expliqnat la durée des études de maîtrise.   L’ADESAQ […] propose entre autres aux universités d’élaborer une grille de compétences pour les maîtrises de type professionnel et recherche ainsi que pour le doctorat.  

« Un groupe de travail de l’ADESAQ est en train de finaliser une grille dont les universités pourront s’inspirer pour créer la leur », indique M. Jean Dansereau, directeur adjoint, affaires académiques et internationales, et directeur des études supérieures à l’École polytechnique de Montréal.

Sur la maîtrise professionnelle

Au Québec, la majorité des maîtrises professionnelles (ou de type cours) sont d’une durée annoncée de 2 ans.  Or, comme le souligne Jean Dansereau : aux États-Unis « les masters » sont des formations beaucoup plus courtes ; elles ne durent parfois qu’une seule année lorsqu’elles sont de type professionnel.   En Ontario,  beaucoup de maîtrises professionnelles durent un an, ne comprennent pas de production de fin d’études et ressemblent au diplôme d’études supérieures spécialisées (DESS) de par leur nature et leur structure.

Sur la maîtrise de type recherche

« Ici, certains mémoires de maîtrise ont des allures de minidoctorats et l’étudiant a eu besoin de trois ans, voire quatre, pour terminer son programme, alors que le doctorat dure quatre ans ».  Aux yeux de Jean Dansereau, il faut permettre à la maîtrise québécoise d’être plus compétitive sur le marché international en la recentrant sur son rôle premier,  qui est d’initier l’étudiant à la recherche.

 « Après huit ou dix mois de maîtrise, l’étudiant devrait se questionner, affirme M. Dansereau. Aime-t-il ce qu’il fait ? Est-il doué pour la recherche ? Envisage-t-il une carrière qui nécessite un doctorat ? Si c’est le cas, il ne devrait pas être obligé de terminer sa maîtrise ; on devrait lui proposer de passer directement au doctorat. Il faut redonner à la maîtrise l’ampleur qu’elle devrait avoir. »

Source: Letarte, Marie. Pour une maîtrise mieux circonscrite dans le temps. Le Devoir. 15 novembre 2014.

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