Et puis, bientôt, des hologrammes à l’université…

En complément à ma dépêche de la semaine dernière sur les lunettes et casques de réalité virtuelle, je trouve d’autres articles qui suggèrent l’apparition prochaine d’images 3D pouvant être consultées à 360 degrés.  Comme l’explique bien un entrepreneur du domaine interviewé: « « Display is the last frontier, » […] « Over the years, processing power has improved and networks have more bandwidth, but what is missing is comparable advancement in display. » (Rusli, 2014)  On parlera « d’exploration immersive » pour présenter l’apport de l’holographie à l’enseignement.

Dans un cas, il est question d’un produit appelé zSpace déjà vendu à une soixantaine d’universités – incluant MIT, Stanford, Berkeley, mais aussi les universités de l’Alberta et du Manitoba – au coût unitaire de 2500$.  Il s’agit d’une tablette qui se consulte avec des lunettes spéciales qui permettent de consulter les objets projetés en 3D.  Au moyen d’un stylet, on peut déplacer ces objets virtuels.  À terme, les concepteurs souhaitent se débarrasser des lunettes et du stylet pour permettre aux utilisateurs de manipuler les images 3D avec les mains…

Mr. [Mike] Harper [vice-president executive] says zSpace can deliver a “return on investment” in certain academic disciplines. Imagine, for example, a medical school that no longer needs to order cadavers or a biology class that can offer students a frog dissection sans amphibian. For other potential users, such as architecture students, zSpace is a pricey but potentially valuable toy that can augment the learning experience or accelerate research, he says.

Then there are distance learners, for whom Mr. Harper believes zSpace could be a transformative product. “Now an online student can have that laboratory experience,” he says.

On espère l’émergence d’une communauté de développeurs qui créeront des applications pour répondre aux besoins variés des enseignants: « For a biologist trying to model molecular structures, a zSpace is only worthwhile if someone has created a program capable of doing exactly that. » (Wolfman-Arent, 2014)

Toutefois, il est possible que les hologrammes apparaissent plus vite qu’on ne le croit pour nos propres appareils mobiles.

En effet, bénéficiant de 90 M$ en capital de risque et de près de 38 M$ en R&D gouvernementale, notamment de la DARPA,  la compagnie Ostendo Technologies a mis au point ces dernières années le Quantum Photonic Imager.  Il s’agit d’un projecteur LED 2D capable de produire une image très détaillée de 48 pces de diagonale, à 5000 pixels par pouce (en comparaison, la résolution du iPhone est de 360 pixels par pouce).  Accompagné d’une lentille, d’un processeur et de logiciel approprié, le tout reste de la grosseur d’un bonbon Tic-Tac (soit moins de 0.5 cm cube, environ la taille de l’appareil photo du iPhone).  Au coût unitaire de 30 $, la puce pourrait se retrouver dès le début de 2015 dans certains téléphones intelligents.  Dès la fin de cette même années 2015 ou au début 2016, une version projetant des hologrammes est attendue.

…Ostendo showed a working prototype: a set of six chips laid together that beamed a 3-D image of green dice spinning in the air. The image and motion appeared consistent, irrespective of the position of the viewer. […]

Ultimately, the larger vision is to have Ostendo’s chips everywhere electronic displays are needed, whether it is a glasses-free 3-D television screen, a smartwatch, or tables that can project hologram-like images. (Rusli, 2014)

Sources:

Rusli, Evelyn M., « New Chip to Bring Holograms to Smartphones« , The Wall Street Journal, 2 juin 2014

Wolfman-Arent, Avi, « And a Hologram in Every Lecture Hall: Marketing 3D Tech to Universities« , The Chronicle of Higher Education – Wired Campus, 20 juin 2014

Wong, Raymond, «Hologram Technology Coming to a Smartphone Near You Soon« , DVice, 3 juin 2014

 

 

 

Le ministère de la Culture et de la Communication français propose une vidéo sous et sur Creative Commons
La réalité virtuelle à portée de main

Commentaires

  1. J’écoute présentement la conférence d’ouverture du Google I/O 2014, et la compagnie voit grand avec le développement de la prochaine version d’Android (nom de code « Android L »). Le système d’exploitation, qui incorpore maintenant un affichage 3D, est depuis un bon moment au centre de sa stratégie mobile et sera incorporée à différents appareils de la vie courante (téléviseurs, automobile, etc.), en plus de sa plateforme Android Wear (qui offre aux développeurs les outils et APIs pour programmer les applications qui pourront être ré-utilisées partout).

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