De l’utilité d’une déclaration d’intégrité académique

La question revient régulièrement : quelle est le moyen le plus efficace pour contrer le plagiat et la triche en général?  Éducation?  Coercition?  Menace?  Appel aux valeurs d’intégrité et d’originalité?  Toutes ces réponses, en fait.

Le 16 mai dernier, Todd Pettigrew, chroniqueur au Macleans et professeur d’anglais à la Cape Breton University, signait un article sur les codes d’honneur et sur leur utilité.  Il rappelle une étude qui a mis en lumière que si on rappelle aux étudiants le code d’honneur d’un établissement juste avant un examen, ils sont plus enclins à être honnêtes et ce, même si l’établissement ne possède pas un tel code.

Certains codes d’honneur ont une valeur ajoutée du fait qu’ils exigent des étudiants la signature d’une déclaration d’intégrité qui engage leur dignité, leur moralité, leur sens de l’honneur.  Par exemple, selon le code d’honneur de la Quest University, les étudiants doivent signer publiquement un document qui se lit comme suit :

On my honour, I pledge that I will not engage in any dishonest or unethical behaviour in the conduct of my academic work at Quest University Canada, nor will I condone such behaviour in others.

La signature publique de ce document entraîne des conséquences clairement stipulées :

  • Submit for credit only that work which is your own, unless authorized to do otherwise;
  • Acknowledge the use of others’ work by documenting sources in acceptable ways, e.g. , using footnotes and bibliographies;
  • Avoid submitting substantially the same assignment for credit in more than one course unless explicitly permitted to do so;
  • Submit a wholly accurate record of the methods, results, and analysis for any data or information you collect;
  • Conduct yourself in a manner wholly consistent with the principle of academic integrity when completing assignments, test and examinations;
  • Discourage academic dishonesty in others.

De plus, pour chaque évaluation d’importance, ils ont à signer une déclaration d’intégrité.

On my honour, I have neither given nor accepted unauthorized assistance in any form in the completion of this assignment (examination, paper, report, etc.).

L’Université de Sherbrooke a fait un pas dans la direction proposée par Pettigrew, car elle a conçu une déclaration d’intégrité relative au plagiat qu’elle a mis à la disposition des facultés et des enseignants.

Le code d’honneur n’est pas le seul moyen de lutter contre le plagiait et la triche, mais il a sa place dans une approche globale et intégrée.

Source: Pettigrew, Todd.  How to squash cheating on campusMaclean’s.  16 mai 2014.

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