L’offre de programmes de maîtrise français simplifiée

La Loi sur l’enseignement supérieur et la recherche (2013) prévoit la simplification de l’offre des programmes universitaires, entendre par offre le nom des programmes.  La première simplification a touché les programmes de licence : [à] la rentrée 2014, au lieu de 322 intitulés, il n’en existera plus que 45. Et ceux-ci seront répartis au sein de quatre grands domaines : arts, lettres et langues ; sciences humaines et sociales ; droit, économie et gestion ; sciences, technologies et santé.

La deuxième vague touchera les programmes maîtrise.  Le Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche (CNESER) est en ce moment même saisi d’une proposition de simplification visant à ramener à 246 le nombre d’intitulés de maîtrise. Pour donner une idée de l’ampleur de l’offre : [a]ctuellement, il existe 5 900 diplômes (un diplôme couplant une mention et une spécialité) et 5 000 intitulés. L’offre de master est articulée autour d’un triptyque : un nom de domaine (droit-économie-gestion, par exemple) ; une mention (études européennes et internationales) ; une spécialité (droit et sécurité des activités maritime et océanique). Demain, dans notre exemple, ce master s’appellera juste « études européennes et internationales ». Car, dans la nouvelle nomenclature, le concept de spécialité disparaît. [nos emphases]

On argue que la simplification des intitulés plaira aux employeurs qui ne comprennent plus les diplômes.  Cet argument va à l’encontre de la tendance de microcertification et des badges : voir l’article de Jean-Sébastien Dubé Choc des tendances : learning outcomes contre microcertification).

Source: Brafman, Nathalie.  Le gouvernement « simplifie » l’offre des masters.  Le Monde.  21 janvier 2014.

 

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