Être coauteure, coauteur d’une communication scientifique : une problématique qui persiste chez les étudiants

Lors d’un atelier sur la valorisation des travaux de recherche étudiants tenu dans le cadre de la Journée de la relève en recherche, organisée par l’ACFAS et tenu à Montréal en septembre dernier, les participants ont privilégié un thème en particulier parce qu’il soulève une grande variété de pratiques et de difficultés : la signature conjointe de communications scientifiques.   Les étudiants sont unanimes : dans un univers ou le Publish or Perish est toujours aussi tyrannique envers les chercheurs, il leur est difficile de développer leur « capital scientifique » ou de faire grimper la valeur de leur devise en raison de leur statut dans la hiérarchie universitaire.

Au terme de la Journée de la relève en recherche, les étudiants ont proposé des pistes de solution :

  • documenter les pratiques exemplaires de co-autorat;
  • faciliter la discussion entre professeur et étudiant sur les publications, le financement et l’assistanat;
  • obtenir davantage de renseignements pendant leur parcours sur les mécanismes de la publication savante;
  • être mieux guidé dans la rédaction de leurs premiers articles.

Si les pratiques dans l’ordre des auteurs varient selon les disciplines, la question de la contribution significative, elle, est plus stable.  Selon Marc Couture, co-auteur du livre Propriété intellectuelle et université et professeur à la TÉLUQ,  « [a]u sens de la loi, pour qu’il y ait contribution substantielle, l’auteur doit participer à la rédaction du texte, rappelle M. Couture. Mais dans le monde scientifique, on reconnaît comme co-auteurs des professeurs qui ont aidé au financement du projet de recherche, des étudiants qui ont fait des analyses statistiques, des chercheurs qui ont donné des idées. Sans leur apport, l’article n’existerait sans doute pas. »  L’Université de Sherbrooke préfère parler de contribution intellectuelle significative, ce qui exclut des auteurs les personnes qui ont soutenu financièrement des travaux de recherche sans participer intellectuellement à la rédaction de la communication scientifique.

Il est probablement bon de rappeler ici que la Politique sur la protection de la propriété intellectuelle des étudiantes et étudiants et des stagiaires postdoctoraux consacre un chapitre complet, le 4e) à la publication et au droit d’être reconnu comme auteure, auteur (pages 13 à 17), dont  voici les différentes sections :

4. LA PUBLICATION ET LE DROIT D’ÊTRE RECONNU COMME AUTEURE, AUTEUR.

4.1 LA PUBLICATION

4.1.1 Des principes généraux

4.1.2 Les délais de publication

4.1.3 L’entente de non-divulgation et l’entente de confidentialité

4.2 LE DROIT D’ÊTRE RECONNU COMME AUTEURE, AUTEUR

4.2.1 Des principes généraux

4.2.2 Les responsabilités de l’auteure, l’auteur principal

 

 

Source –  Lambert-Chan, Isabelle.  Des étudiants réclament une réflexion autour du co-autorat scientifiqueAffaires universitaires.  16 octobre 2013.

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