e-learning: portrait et perspective

Le e-learning n’est pas nouveau et pourtant, il semble encore à définir. On le pare ou l’affuble de mille qualités. Il est tantôt micro, nano, rapid, fast ou flash-learning. Bien sûr, le développement et la démocratisation des outils auteurs (Articulate, Camtasia, etc.) n’y sont pas étrangers.

«Où s’en va le e-learning?» publié récemment dans Thot Cursus brosse un tableau assez complet de la formation en ligne. «Scénario arborescent pour e-learning de qualité» a particulièrement retenu mon attention. Il y est entre autre question de «Connect with Haji Kamal» un module développé pour l’armée américaine par Cathy Moore (dont L’Éveilleur a maintes fois mentionné le travail) dans le cadre plus large d’une formation hybride et du niveau de complexité nécessaire à tout bon module qui se veut engageant et efficace.

Cathy Moore affirme avoir mis près d’une semaine de travail (recherche et production en sus) uniquement sur le scénario de ce module. Pour Cathy Moore, concevoir un module e-learning prend invariablement du temps, surtout si l’on tient à faire en sorte que l’expérience permette le développement de compétences spécifiques, que les apprentissages soient pertinents et durables.

Autres points du dossier: alertes et défis; outils et formules; conception et scénario y sont présentés. Aussi, concocté par la Fédération Interuniversitaire de l’Enseignement à Distance, un groupe de travail d’universitaires impliqués dans la formation à distance, ce guide de la formation universitaire à distance où sont décrites toutes les facettes de la FAD (découverte de la formation en ligne, spécificité, standards, plateformes, ressources, accompagnement et suivi, aspects légaux et bonnes pratiques, formation à distance à l’international, service pédagogique, conduite de projet).

Patrick Galiano dans «Rapid-learning, «Rapid» en quoi?» ironise quant à la terminologie qui s’est développée autour du e-learning et apporte nuances et précisions quant aux bons usages qu’on peut faire du rapid-learning.

Pour lui, les connaissances de niveau 1 (selon la taxonomie de Bloom) se prêtent bien au rapid-learning. Les modules de formation gagnent à s’inspirer de certaines caractéristiques des outils qui les produisent (i.e. maximisation du temps), en conservant un format qui soit court, adapté à Internet. De plus, si les contenus des modules de formation évoluent rapidement, il importe de choisir un outil auteur qui soit simple et ergonomique question d’en faciliter les mises à jour par quiconque, sans quoi leur durée de vie risque fort d’être éphémère.

Marc Dennery dans «Halte au pédagogisme dans le elearning» parle également d’utiliser le e-learning pour ce qu’il fait le mieux – transmettre: un e-learning épuré, sans fioritures et intégré à d’autres formules (un rappel au dispositif hybride en formation). Selon lui, «…L’avenir du E-Learning est dans le flash learning : l’aide en ligne, le tutoriel, le module hyper court (3 à 7′) accessible d’un clic en tout lieu et à toute heure. Bref, la connaissance au bout des doigts…»

Sources :

Dennery, Marc,  «Halte au pédagogisme dans le elearning», Le blog de la formation en entreprise,  21 octobre 2013.

Menkoé, Philippe, «Apprendre à concevoir des cours en  ligne», Thot Cursus, 22 septembre 2013.

Vaufrey Christine principal , «Scénario arborescent pour e-learning de qualité»  Thot Cursus, 24 septembre 2013 [mise à jour le 22 octobre 2013]

Galiano, Patrick, «Rapid-learning, «Rapid» en quoi?», Le blog de la formation professionnelle, 23 septembre 2013.

 

 

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Commentaires

  1. Bonjour, nous n’avons pas accès aux liens du début de l’article. Il faut un accès de l’université de Sherbrooke. Est-ce normal ?

    • Jean-Sébastien Dubé a écrit:

      Oui, l’UdeS a passé un accord avec Thot Cursus afin d’avoir accès au contenu complet des articles… D’autres bibliothèques universitaires ou collégiales ont de tels accords.

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