Les programmes en arts et en sciences humaines disparaîtront-ils des universités?

L’insuffisance des fonds dans le financement des universités est devenue LE souci des administrateurs universitaires.  Pour y faire face, diverses solutions sont mises de l’avant.

Il y a l’inévitable augmentation des frais de scolarité, comme au Royaume-Uni et en Australie, par exemple.  En Angleterre, seulement, [s]tudent tuition fees for students in England increased from £1,000 to £3,000 in 2006 and rose again in 2012 to £9,000-a-year.  Cette solution génère rapidement des rentrées d’argent mais dont son effet peut être pervers s’il entraîne une baisse des inscriptions.

Il y a la fermeture de programmes jugés non « rentables », c’est-à-dire ne récoltant que quelques nouvelles inscriptions par année.  C’est ce que vient de faire l’Université d’Alberta pour une vingtaine de programmes en arts et sciences humaines : programmes de musique, de langues…

La hausse des frais de scolarité et la fermeture des programmes en arts et en sciences humaines ont réactivé le débat de l’utilité des programmes universitaires, qui devraient viser une insertion professionnelle immédiate dans des secteurs économiquement « rentables ».  C’est ce que les gouvernements désirent et celui de l’Alberta demande des résultats (outcomes) de la formation universitaire ensuring a “skilled and productive workforce,” excellence in “research, innovation, and commercialization” and a “competitive and sustainable” economy.

Certains étudiants, de même que leurs parents qui paient leurs études, font le même calcul que les gouvernements et exigent des formations branchés sur le marché du travail.  C’est ce qu’on peut lire dans un article du Telegraph du 20 août 2013.  Une étude de HSBC rapporte une hausse significative des inscriptions dans les programmes de génie, de médecine, de sciences pures et d’administration.

La conclusion de l’article rapporte les propos du professeur Alan Smithers, directeur du Centre for Education and Employment Research à l’Université Buckingham, propos qui rejoignent les gens qui décrient cette position :  “But it is a little bit short-sighted to simply concentrate on a career above all else at the age of 18. Studying a subject you love, such as the humanities or English literature, will enhance your life and could throw up future employment opportunities that you’re not yet aware of.”

Sources:

Paton, Graeme.  University fees rise sparks surge in demand for “job-based” degreesThe Telegraph. 20 août 2013.

Bradshaw, James.  University of Alberta eliminates 20 arts programs.  The Globe and Mail.  19 août 2013.

Csorba, Emerson.  Alberta is wrong.  Universities are not just a ticket to a jobThe Globe and Mail.  28 mars 2013.

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Commentaires

  1. Sonia Morin a écrit:

    Todd Pettygrew réagit à l’article de Bradshaw aujourd’hui, 22 août 2013, notamment en rappelant que les coupures gouvernementales dans l’éducation sont des choix. À lire : http://oncampus.macleans.ca/education/2013/08/21/dont-blame-realities-for-alberta-cuts/

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