Pas de sous-financement?

Plusieurs d’entre vous liront sans doute l’article principal du dernier numéro de L’Actualité sur la « Génération piton! ».  Je vous laisse le plaisir de découvrir ce papier que je trouve relativement optimiste sur le « virage » technologique des universités (à lire aussi: l’éditorial de Carole Beaulieu « Bye-bye école du 17e siècle! »).  Plus marquante selon moi est l’entrevue avec l’économiste Clément Lemelin (« Dépenser mieux, pas plus »).  Les idées du professeur Lemelin sont à contre-courant de plusieurs discours actuels, mais secouent la baraque dans le bon sens, me semble-t-il.

« Actuellement, le nerf de la guerre, dans les universités, c’est la recherche, pas l’enseignement. Dans certains milieux, bien des profs seraient heureux de ne plus enseigner ! Les revendications du groupe des cinq [NDLR : le front commun des universités de Montréal, de Toronto, de l’Alberta, de la Colombie-Britannique et McGill, qui voudrait s’approprier l’essentiel des fonds en matière de recherche et possiblement laisser aux plus petites universités l’enseignement au 1er cycle] sont révélatrices à ce sujet : de plus en plus, l’enseignement au 1er cycle est le parent pauvre des universités. Ce n’est pas normal que certains étudiants ne voient que des chargés de cours, et pas un seul prof, pendant toute la durée de leur baccalauréat ! Même la subvention générale donnée par les pouvoirs publics pour l’enseignement sert en partie à financer la recherche. Pour inverser cette tendance, il faudrait financer les étudiants plutôt que les universités, pour leur donner le gros bout du bâton : en augmentant les droits de scolarité et les bourses d’études, on ramènerait l’enseignement au cœur des universités. »

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