De retour du colloque Génération C…

Nous aurons la chance de revenir plus en détails sur l’expérience du Colloque Génération C auquel Alain et moi avons participé cette semaine, mais je trouvais important de vous faire part de certains éléments de la couverture médiatique et Web qui m’apparaissent plus fidèles que d’autres:

Un article de la Gazette rappelle qui sont les C:

Generation C, also known as the Millennials, are the younger half of Generation Y, the children of baby boomers. And they’re a tough group to reach. While they are heavy users of personal technology, few express interest in pursuing careers heavy in science and math.

« They believe they don’t need to have creative talent to be creative, » said Mike D’Abramo, a researcher at Youthography, a youth marketing firm in Toronto.

The « C » comes from « content, » which is what this group excels at creating online, whether through blog posts, YouTube videos, or remixes of popular music using simple software.

« You can say they’re tech-dependent, not tech-savvy. So if they feel they can do technological things without having tech skills, it will be harder to find candidates for high-tech jobs, » D’Abramo said.

Aussi cet excellent article du Devoir qui résume fort bien la conférence principale de Mme Danah Boyd:

Dans un exposé intitulé «La culture jeune», elle a fait valoir que le Web était pour les professeurs l’occasion d’un contact privilégié avec des jeunes qui ont besoin d’entretenir des «rapports informels» avec les adultes. Selon elle, cela est perçu à tort comme «un jeu dangereux», à condition qu’on respecte un certain nombre de règles. Ainsi, elle conseille aux enseignants qui se lancent dans l’aventure de se créer sur Facebook, MySpace ou ailleurs un profil distinct de celui qu’ils utilisent avec leur réseau social personnel.

Sur cette plateforme, ils peuvent contribuer à une dimension cruciale de l’apprentissage, car souligne-t-elle, les jeunes baignent dans l’univers d’Internet «sans savoir quoi en penser ou réfléchir à ce que cela veut dire». Dans ce contexte, les élèves «ont besoin de conseils plus que jamais. […] Ils n’ont pas l’esprit critique que vous avez, c’est une occasion d’enseignement incroyable.»

Pourtant, c’est dans le résumé qu’Infobourg fait de cette même conférence que j’ai trouvé mention d’un échange qui m’avait personnellement beaucoup marqué:

À la fin de la conférence, pendant la période de questions, une participante a demandé à Mme Boyd pourquoi l’école est-elle si déconnectée de cette réalité qu’elle venait de présenter? [En fait, la participante, une gestionnaire d’entreprise, a même demandé s’il ne devrait pas commencé à solliciter des C.V. non-académiques des candidats qui postulent chez elle!]

Sa réponse [Danah Boyd] est catégorique : les façons traditionnelles d’enseigner ne sont plus pertinentes aujourd’hui. Une piste de solution selon elle pourrait venir des organisations qui engageraient un dialogue avec les écoles afin de leur dire directement « voici les compétences dont nous aurons besoin ».

« On n’évalue présentement pas les mêmes compétences à l’école que dans les organisations. L’école devra donc effectivement s’adapter le plus rapidement possible. »

Intéressant aussi le fait que les organisateurs aient osé intégrer des jeunes de la génération étudiée à même le colloque.  Notamment, on leur demandait de réagir aux conclusions de l’étude du CEFRIO les concernant par le biais d’une table ronde.  Une vidéo produite par le journal Web Rue Frontenac les donne à voir et entendre.  [Rassurez-vous, elle fait 2 min 3 secondes, plutôt que les 5 min 57 prévues].

Par ailleurs, ce billet du blogue Synchro de Bell (un des commanditaires de l’événement) qui fait état du « gazouillage » Twitter en parallèle avec le colloque ayant donné lieu à des moments forts intéressants où l’on avait les réactions en temps réel de l’assistance face aux conférenciers.  À lire aussi pour un aperçu de ces commentaires qui étaient affichés continuellement sur deux écrans à l’avant-scène.

Pour ceux et celles qui voudraient un compte-rendu plus personnel de l’événement, voir celui de Denis François Gravel sur son blogue PRESENTability, notamment pour ses résumés avec photos de la première et de la seconde journée [Voir particulièrement la troisième photo du Jour 1 où la Ministre des services gouvernementaux s’exprime avec des commentaires Twitter désobligeants pour son ministère en background].  Je ne partage pas l’opinion de M. Gravel sur la qualité des discours officiels qui me sont apparus pleins de clichés et écrits avec des lunettes roses, mais il est allé aux mêmes ateliers que moi et arrive à certaines des mêmes conclusions.  Il mentionne le même coup de coeur que moi pour l’animateur scientifique Joël Leblanc qui nous a tous captivés le second midi.

Finalement, ceux qui voudraient avoir accès à certaines présentations du colloque pourront le faire en suivant les instructions ci-dessous:

Nous vous remercions d’avoir été parmi nous les 20 et 21 octobre. Si vous désirez revivre quelques moments-clés de l’événement, vous trouverez en ligne les présentations des conférenciers qui ont accepté de les partager. Pour consulter les documents, cliquez sur l’onglet « Identification » apparaissant [complètement en haut] à droite de votre écran sur le site du colloque et complétez les champs « nom d’utilisateur » et « mot de passe ».

Nom d’utilisateur : generationc

Mot de passe : colloque2009

Un onglet « Documents » apparaîtra.  Il n’y a qu’à cliquer dessus pour avoir accès aux présentations.

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Commentaires

  1. Gabrielle Gagnon a écrit:

    Le dernier numéro du magazine L’actualité (édition du 15 novembre) est d’ailleurs consacré à cette « génération piton »!

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