Comment éviter de saboter sa carrière universitaire – l’enseignement n’est pas un enjeu

Le Professeur de psychologie et d’éducation Robert J. Sternberg, provost et principal vice-recteur de la Oklahoma State University, futur recteur de la University of Wyoming, signe un texte très apprécié (selon les commentaires).  Il y expose 15 façons dont, selon ses observations, de jeunes professeurs nuisent à leur carrière.  Plusieurs lecteurs n’ont pas manqué de le remercier et de souligner à quel point ils auraient aimé connaître ces écueils dès leur entrée à l’université:

1.  Vous ne consultez pas l’avis de mentors d’horizons variés. (You don’t seek out multiple mentors.)

2. Vous ne sollicitez pas d’évaluations externes. (You don’t seek out external evaluations.)

3. Vous êtes soit trop perfectionniste ou trop précipité quant à la publication de votre travail. (You are either perfectionist or perfunctory in putting your work into print.)

4. Vous prenez trop de temps – ou pas assez – à effectuer vos révisions. (Did you hold on to revisions too long? Or rush them out?)

5.  Vous portez trop d’attention – ou pas assez – aux relations interpersonnelles. (You pay too much attention to personal relationships—or too little.)

6.  Vous ne parvenez pas à saisir les normes culturelles de votre institution. (You fail to understand the cultural norms of your institution.) 

7. Vous n’êtes pas assez connu hors de votre institution. (You aren’t well known outside your institution.)

8. Vous manquez de résilience vis-à-vis l’échec.  (You lack resilience in the face of failure.)

9.  Vous êtes impliqué dans trop de querelles interdépartementales. (You’ve been involved in one too many intradepartmental squabbles.)

10. Vous êtes trop altruiste – ou pas assez.  (You are too selfish or too selfless.)

11. Vous êtes resté coincé dans le paradigme de votre thèse. (You got stuck on your dissertation paradigm.)

12. Vous collaborez trop avec vos collègues des études supérieures ou postdoctorales. (You collaborate too much with colleagues from graduate school or your postdoctoral years.)

13.  Vous ne parvenez pas à développer un programme de recherche cohérent. (You fail to have a coherent research program.)

14. Vous vous montrez coupable de quelque forme de malhonnêteté intellectuelle que cela soit.  (You are guilty of any form of academic dishonesty.)  Pour Sterberg, la conséquence est claire: votre carrière est terminée.

15. Vous n’avez pas découvert qui vous êtes.  (You haven’t figured out who you are.)

Des lecteurs [tout comme nous] n’ont pas manqué de souligner dans les commentaires qu’aucun de ces quinze écueils ne concernait l’enseignement…  [Un peu troublant dans un article signé par un provost, spécialiste d’éducation, non?]

igsoffice, 29 avril 2013:  « There’s a lot of good advice here — but I find it a bit sad that the words « teaching » and « students » never appear. »

blackbart2, 30 avril 2013: « …(On the other hand, it’s been my experience that pedagogical excellence rarely has anything to do with a tenure file’s success, so maybe it’s exactly right to omit its mention here. Still sad, though.) »

blackbart, 30 avril, 2013: « …Teaching well IS important for the sake of one’s students, despite the lack of emphasis it receives in academics’ training, so from that angle not even mentioning it here is a little weird. But teaching well is (often) NOT important in terms of moving up academia’s totem pole, which  makes its omission from this list « appropriate, » I suppose, but a depressing tacet commentary on the state of the academic institution. »

Source: Sternberg, Robert J., « Self-Sabotage in the Academic Career », The Chronicle of Higher Education, 29 avril 2013 [accès réservé aux abonnés]

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