TBI et activités pédagogiques élaborées: un heureux mariage

Avant de procéder à l’implantation du tableau blanc interactif (TBI) entre les murs de ses classes, le cégep de St-Hyacinthe a mené un projet en 3 phases, soit :

  1. Tester et choisir une technologie TBI
  2. Expérimenter la solution retenue
  3. Déployer la solution

La directrice adjointe des études à St-Hyacinthe, Karine Mercier, dans son article «Peut-on réaliser des enseignements innovants avec le TBI?», nous décrit la phase d’expérimentation qui avait comme objectifs d’exploiter le TBI à des fins d’apprentissage (i.e. pas seulement comme un simple support) et de mesurer les impacts auprès de la clientèle.

Du côté des formateurs, une vingtaine de nouveaux enseignants ont été suivis et formés aux usages pédagogiques du TBI par trois mentors (des enseignants expérimentés).

Du côté des étudiants, 190 d’entre eux ont reçus des enseignements avec TBI.

Trois niveaux d’activités pédagogiques ont été privilégiés :

  • activités de niveau 2, soit décrire ou définir des notions (avec entre autre des activités de type SVA – de que je Sais, ce que je VEUX savoir, ce que j’ai APPRIS)
  • activités de niveau 3, soit interpréter ou analyser des phénomènes (activités de carte conceptuelle)
  • activités de niveau 4, soit créer et collaborer (activités d’apprentissage par problèmes et par projets)

[Les activités de niveau 1 (présenter des notions) ont été sciemment exclues du projet puisqu’elles correspondaient à un usage de base – et donc moins novateur – du TBI.]

Suite à l’expérimentation du TBI, les étudiants sondés se sont dit très satisfaits :

  • 82,1 % ont aimé l’expérimenter
  • 78,9 % croient que l’enseignant(e) devrait continuer à l’utiliser
  • 75 % préfèrent un enseignement interactif avec TIC
  • 58,6 % disent que l’enseignement était plus clair
  • 71,1 % que le contenu était plus attirant
  • 64,1 % que le TBI a eu en effet positif sur leur motivation

Des résultats encourageants et des recommandations qui vont dans le même sens que celles émises par les responsables du projet :

«…soit celles de bien former les professeurs d’abord et d’installer des TBI là où l’enseignement s’y prête».

Source: Mercier, Karine, «Peut-on réaliser des enseignements innovants avec le TBI?», Profweb, 22 avril 2013.

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