Des compétences professionnelles pour enrichir la formation dans les disciplines artistiques

Le Monde du 23 novembre 2012 consacre un article à la pertinence d’inclure des cours de gestion dans les formations artistiques.

« Être créatif ne suffit plus, il faut concrétiser ses idées et c’est la vocation de nos écoles que de passer de l’idée au projet, puis à la réalisation et à l’exploitation », résume Christian Guellerin, directeur de l’École de design de Nantes Atlantique et président de Cumulus, un groupement international d’établissements d’enseignement supérieur en arts, design et médias, qui fédère 165 écoles et universités. »

C’est ainsi que ces établissements français ont commencé à offrir des activités sur divers sujets, tous rattachés au fait qu’un grand nombre de futurs diplômés seront indépendants :

  • création ou reprise d’entreprise,
  • droit
  • financement (appels d’offres, subventions…),
  • marketing,
  • responsabilité personnelle,
  • propriété intellectuelle,
  • économie…

« Ensci (École nationale supérieure de création industrielle)-Les Ateliers, sélective (40 admis sur 800 candidats), forme ses étudiants à dialoguer avec des ingénieurs et des responsables du marketing ou des finances. Les étudiants nous réclament une formation à la création d’entreprise et nous avons engagé une refonte des programmes dans ce sens, en choisissant plutôt la forme des séminaires intensifs pour nos élèves de dernière année, avec la possibilité de suivre, pendant un semestre à temps plein, un cursus « entrepreneuriat », « management du design » ou « marketing innovation » à l’ESCP Europe, assure Olivier Hirt, responsable des enseignements à l’Ensci.

L’ambition de la prestigieuse école ne s’arrête pas là. « Nous réfléchissons aussi à la création, avec l’université Paris-VI-Pierre-et-Marie-Curie et le CNRS, d’une société d’accélération du transfert de technologies, à l’image de l’incubateur du Royal College of Arts, à Londres », annonce Olivier Hirt. De son côté, l’École nationale supérieure d’architecture de Nantes ouvre un incubateur avec l’École des mines de la ville.»

Les étudiants en arts réclament qu’on les forme à pouvoir réussir leur vie professionnelle, notamment comme entrepreneurs, et si les établissements ont été lents à entendre cette demande, ils sont aujourd’hui engagés dans cette direction.

Source – Rey-Lefebfre, Isabelle.  Les Beaux-Arts forment aussi des businessmenLe Monde.  23 novembre 2012.

 

 

 

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