Réseaux sociaux : se spécialiser pour survivre

« L’utilité d’un réseau est proportionnelle au carré du nombre de ses utilisateurs. » Si l’on en croit la Loi de Metcalfe, la plate-forme de réseautage Facebook, qui rejoint désormais la moitié des audiences de tous les sites de socialisation réunis, s’affiche de plus en plus comme un incontournable du Web 2.0, avec ses quelque 300 millions de membres recensés en septembre 2009.

Pour de nombreux internautes, Facebook représente une destination ultime sur le Web, parce qu’ils peuvent y faire pratiquement tout : messagerie, partage de fichiers, jeux… C’est du moins ce qu’observe Jamie Gavin, consultant pour ComsCore, une firme spécialisée dans la mesure d’audience Internet. Dès lors, les sites rivaux peuvent-ils se développer et recruter des membres dans un Web social présentant pareil paysage?

Si Facebook est devenu un outil qui s’adresse à un public très vaste, certains préfèrent échanger dans des cercles plus exclusifs et restreints. M. Gavin soutient qu’il y aura toujours une place pour les réseaux de niche. Le réseau pour professionnels LinkedIn, par exemple, compte 46 millions de membres. Son concurrent français Viadeo, quant à lui, en revendique 9 millions. Le site MySpace, compte une vaste proportion de musiciens parmi ses usagers, qui en font un outil de promotion et de partage de musique. Le microblogue Twitter, dont le principe repose sur l’envoi de messages brefs (tweets) semble aussi avoir trouvé sa place, avec ses 50 millions de membres.

 

Source : Ducourtieux, C. et Girard, L.  « Le succès de Facebook marginalise ses concurrents », Le Monde, 1er octobre 2009, p. 17.

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