Être certifié par une institution… ou par un expert?

En lien avec la multiplication des modes de certification utilisés pour attester de formations complétées (nous avons parlé ici des badges, des entreprises de certification, des modalités alternatives de certification et plus récemment, de l‘intérêt des MOOC à offrir une certaine forme de certification), je relève ce billet d’un professeur de psychologie cognitive à Bangor University qui s’interroge sur les titres de qualification émis. Relevant l’exemple des badges, il met en lumière sa dimension somme toute traditionnelle en soulignant que malgré l’image novatrice qu’il dégage, le système repose encore là sur une certification attribuée par une « institution ».

En fait, son billet pose ouvertement la question: qui, d’une institution ou d’un expert dans un domaine, serait le mieux placé pour certifier du niveau d’atteinte d’une compétence quelconque?

 Doesn’t it seem curious that my assessment is final within my institution, but meaningless outside it? Without the official stamp of approval of the institution, I am not recognised as competent for assessing the work of others.

À partir de son propre exemple, il élabore un peu sur ce à quoi pourrait ressembler un mécanisme de certification externe à une institution d’enseignement (système à l’intérieur duquel il voit clairement sa place, comme expert et non uniquement comme professeur):

In order to obtain meaningful stars for my credentials, I would look into the field, and find those individuals who have the credentials that I want attached to my name. Anything that I produce for evaluation, I can submit to an individual for them to look at and award a star based on their expertise. As an expert, I would clearly indicate how much I charge for an evaluation, and how long it will be for the students to receive their recognition. If the student wants feedback on how they can improve on their work, I can provide that as well – for an additional fee.

Qu’une telle tendance se concrétise ou non, l’idée a le mérite d’ouvrir une piste intéressante pour les universités devant faire face à une compétition qui apparaît de plus en plus diversifiée: le champ d’expertise unique que détient leur corps professoral, distinct de celui des experts terrain.

Source: Jesse Martin, « Academic Accreditation« , Thoughts about Higher Education, 7 juin 2012.

 

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