Les phénomènes du BYOD et du BYOL: opportunités ou menaces?

Je surveille avec intérêt le phénomène du BYOD (« Bring Your Own Device », ou « Apportez votre propre appareil ») en lien avec la formation en classe et à distance, où de plus en plus d’utilisateurs s’attendent à pouvoir se servir de leurs propres téléphones intelligents, tablettes ou ordinateurs portatifs dans leur milieu de travail (je fais certainement partie de ce groupe…).  Cette réalité fait parfois sourciller les services responsables de la gestion et du soutien technique au parc informatique, qui doivent composer avec les problématiques liées au fonctionnement de ces appareils, à la sécurité des données, etc., mais également de formateurs qui, à l’instar des enseignants dans notre propre institution, doivent interagir avec des apprenants voulant exploiter ces mêmes technologies et donc ajuster leur offre de formation en conséquence.

Parallèlement aux préoccupations techniques du personnel de soutien et des considérations pédagogiques des enseignants et formateurs, voilà maintenant que l’on observe en entreprise un glissement vers ce que certains désignent par l’acronyme BYOL (pour « Bring Your Own Learning », ou « Apportez votre propre apprentissage »), où les apprenants plus autonomes et « branchés » cherchent à résoudre des problèmes qui les interpellent à l’aide d’outils et de ressources disponibles au grand public.  Un billet de Jane Hart, consultante bien connue en formation continue, a publié un billet évoquant l’opportunité institutionnelle d’établir une stratégie de formation personnelle qui engage la participation des apprenants et reconnait formellement leurs efforts:

Adopting a BYOL strategy will however require a different approach to learning and development. It will not be about designing personalised training nor managing people’s learning for them, but rather supporting their own personal learning strategies. For some people, this may simply mean getting out of their way; for others it may involve providing some guidance and assistance on how to be an effective BYOLearner. Let me also add at this point, that adopting a BYOL strategy does not mean that these people will be excluded from essential company training, but rather it offers them the flexibility to “fill in the gaps” in the best way possible for them – and to be recognized for doing so

Ceux et celles qui auraient besoin d’un accompagnement auraient toujours accès à une offre de formation planifiée par l’organisation, et ne seraient donc pas exclus du mouvement:

Of course, there will be workers who will not feel comfortable or able to do this, because they have been conditioned to believe learning only takes place when it is “spoonfed” to them in a training room or online course, and need to be told what to learn, when and how. So they should not be forced to adopt this approach – only gently encouraged to see the value in it over time.

Devrait-on encourager une telle initiative chez nous?  La question est lancée.

Source: Hart, Jane.«  Is it time for a BYOL (Bring Your Own Learning) strategy in your organization? », Learning in the social workplace, 20 avril 2012.

Pourquoi apprend-t-on par les médias sociaux ?
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