Les livres électroniques en classe: observations d’une enseignante

J’ai lu avec intérêt un billet de Natalie Houston sur le site Chronicle of Higher Education qui rapporte l’expérience qu’elle a vécue en classe en lien avec les habitudes de lecture de ses étudiants. Ces habitudes seraient plus variées que l’on pourrait le croire compte tenu de la prolifération des appareils mobiles et des contenus libres qui sont maintenant disponibles.

Enseignant la littérature anglaise du 19 siècle, où la grande majorité des ouvrages sont libres de droit et disponibles pour téléchargement gratuit, le terrain était fertile pour l’observation de Mme Houston.  Dans le cadre de son cours, elle a donné le choix à ses étudiants de lire des versions papier de différents ouvrages ou de se procurer la version électronique gratuite via des sites tels que le Projet Gutenberg ou Feedbooks.

Son constat: quoique que l’on puisse être porté à croire que le choix de la lecture papier ou électronique soit une décision facile, les étudiants expriment des préférences différentes:

  • Certains étudiants utilisent des textes en format électroniques pour tous les livres à lire durant le cours, alors que d’autres utilisent des textes électroniques pour certains livres et des copies papier pour d’autres;
  • Certains étudiants utilisent plusieurs appareils pour lire le matériel, et passent ensuite d’un appareil à l’autre sans difficulté, parfois à l’intérieur d’une même séance de cours (par exemple, en entamant la lecture sur son portable, pour ensuite compléter la lecture sur une liseuse Kindle et son téléphone cellulaire utilisant l’application Kindle plus tard);
  • Certains étudiants utilisaient des copies électroniques et papier, parfois simultanément;
  • Certains étudiants utilisaient leur liseuse que pour la lecture, alors que d’autres l’utilisait aussi pour la prise de notes.

Houston note qu’elle a dû adapter son enseignement afin de composer avec cette nouvelle réalité, où les étudiants peuvent à tout moment sortir leur appareil mobile pendant son cours pour plonger dans son matériel… Mais où ils en profitent parfois également pour se distraire, réflexe qui n’est, somme toute, pas si loin du gribouillage à main levé d’antan.  Elle souligne en terminant que ses étudiants les plus performants étaient également ceux qui intégraient davantage les technologies. Cela l’amène à demeurer motivée en vue de travailler avec ceux-ci pour, au final, réussir à rejoindre ses étudiants où ils sont.

Source: Houston, Natalie, « When Cell Phones Are the Book: some observations on e-readers », blogue ProfHacker – The Chronicle of Higher Education, 26 avril 2012.

 

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