Le pari de l’emploi grâce à une certification associée à Sebastian Thrun et Peter Norvig

Vraisemblablement, l’approche pédagogique d’ordre universitaire prônée par Sebastien Thrun et Peter Norvig, tous deux professeurs à la Stanford University, en Californie, est loin de passer inaprerçue… Déjà, plusieurs articles de la cellule de veille rédigés par mes collègues Jean-Sébastien Dubé, Francheska Gaulin et moi-même, avaient mentionné cette nouvelle vague significative d’une formation en ligne, qui plus est s’avère gratuite.

Considéré comme un gourou de l’intelligence artificielle, voici que Sebastien Thrun a enregistré sur vidéo le cours qu’il donne à Stanford, avec la collaboration de son collègue Peter Norvig. Il a également « créé un site Web interactif pour corriger les travaux et interagir avec des étudiants du monde entier », et ce, tout à fait gratuitement! « L’automne dernier, ils étaient 160 000 inscrits, âgés de 15 à 70 ans. Une centaine de béné­voles ont traduit les cours en 44 langues, car les deux tiers des étudiants vivaient hors des États-Unis. » Le récit de cette aventure a été  raconté dans le numéro d’avril 2012 du magazine Wired et fait évidemment énormément jaser à une époque où la concurrence est vive pour les inscriptions et qu’on utilise tous les stratèges pour faire valoir la qualité de l’établissement universitaire et toutes les caractéristiques qui le démarquent des autres. Sommes-nous à l’aube d’une Wikiformation?

Seul préalable pour un étudiant, c’est d’avoir une connexion Web! Après d’importantes négociations avec la Stanford University, on a convenu que « les étudiants qui terminent un cours – rendant tous les devoirs et travaux demandés – reçoivent un certificat de réussite ». Par ailleurs, ce certificat n’est pas reconnu par Stanford.

Quel est donc l’intérêt des étudiants inscrits? « Thrun est convaincu que, dans les années à venir, les personnes formées par son équipe seront recherchées à un point tel par les employeurs qu’elles pourront décrocher un emploi grâce à ce certificat. Les étudiants font visible­ment le même pari que lui… »

« Thrun et Norvig ne sont pas les seuls à y croire. L’Amé­ricain Salman Khan a fondé il y a six ans la Khan Academy, un organisme sans but lucratif. Son site Web offre plus de 2 800 cours gratuits de toutes sortes, des mathématiques aux sciences économiques. Son Academy a inspiré Thrun. »

À l’heure où on est encore en plein débat sur l’accessibilité gratuite ou non aux études universitaires au Québec, voici une approche qui fait réfléchir… « Des initiatives comme celles de Thrun et Norvig promettent de transformer radicalement l’idée même de l’université, sa place et son rôle sur un territoire donné. S’ils ont raison, d’ici 50 ans, il ne pourrait bien rester dans le monde qu’une dizaine d’établissements universitaires, comme l’affirme Thrun. Ceux du Québec survivront-ils? »

Source : BEAULIEU, Carole. L’édito de Carole Beaulieu : « Les carrés rouges, ce sont eux! », dans L’actualité.com du 5 avril 2012.

 

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