Le prix (ou le poids) d’un diplôme de maîtrise

Le contexte économique amène certains étudiants à s’endetter davantage pour demeurer à l’université et bonifier leur formation pendant que la crise passe… en espérant que des emplois les attendront plus tard.  Sonia Morin a attiré mon attention sur cette série d’articles d’opinion parue fin juin dans le New York Times, à propos de la valeur d’une maîtrise sur le marché du travail.  Les quatre auteurs ne s’entendent pas tous sur les détails, mais plusieurs mentionnent le fait qu’on ne fait pas une maîtrise seulement pour augmenter son salaire potentiel et que tous les diplômes de maîtrise ne s’équivalent pas (les M.A. en sciences humaines n’ont pas la cote).  Quelques citations m’ont particulièrement intéressé:

The next bubble to burst will be the education bubble. Make no mistake about it, education is big business and, like other big businesses, it is in big trouble. What people outside the education bubble don’t realize and people inside won’t admit is that many colleges and universities are in the same position that major banks and financial institutions are: their assets (endowments down 30-40 percent this year) are plummeting, their liabilities (debts) are growing, most of their costs are fixed and rising, and their income (return on investments, support from government and private donations, etc.) is falling.
[…]
One of the dirty secrets of many research universities is that they treat master’s students as cash cows that fund other activities. To make matters worse, with many faculty members uninterested in teaching, students cannot assume they will get what they are paying for. (Mark C. Taylor, directeur du Département de religion de l’Universtié Columbia)

Tandis que, selon Stephen Joel Trachtenberg, professeur spécialisé en services publics à l’Université Georges Washington:

Degree inflation increasingly obliges more degrees to compensate for the devaluation of earlier degrees. Jobs that once were filled by high school graduates and later by college graduates today often require a master’s degree. This is largely optical, but one deals with the world he or she lives in. Still, just as the double and triple undergraduate major is a form of gilding the lily, a form of product enhancement, meant to seduce the hiring partner or the human resources director, the growing interest in the M.A. reveals the inadequacy of the baccalaureate.

La chroniqueure financière Liz Pulliam Weston, quant à elle, recommande de ne pas emprunter pour ses études davantage que ce que l’on croit gagner lors de sa première année de salaire.  Elle se base sur les tristes histoires de personnes sous le poids de dettes dépassant les 100 000$ et n’obtenant qu’un salaire annuel de 40 000$.  Celles-ci ne peuvent s’acheter une maison ou épargner pour la retraite.

Les lecteurs du Times ont réagi à ces articles et des extraits de ces réactions sont disponibles ici.  C’est le point de vue des étudiants, en quelque sorte…

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