Simulation et jeux vidéo: des « musts » pour former

La simulation et les  jeux vidéo sont-ils devenus pratiques incontournables en enseignement ? C’est du moins ce que l’on peut lire dans « Mannequins « high-tech » et jeux vidéo pour former les médecins », publié cette semaine dans le web magazine La-Croix.com. On y relate différentes expérimentations, riches en émotions et en faux sang, qui permettraient que se développent chez les futurs médecins les réflexes qui sauveront finalement de vraies vies.

On y apprend que l’Université française René-Descartes développe des « serious games » destinés à confronter les futurs médecins à des situations médicales particulières.

« Nous avons actuellement 12 jeux en préparation sur différents thèmes : l’infarctus du myocarde, l’embolie pulmonaire, l’accident vasculaire, le choc septique…, explique le professeur [Alexandre] Mignon… »

À certains détracteurs qui parlent de formation « gadgetisée »,  le professeur Mignon [anesthésiste-réanimateur à l’hôpital Cochin et directeur du Laboratoire universitaire médical d’enseignement basé sur les technologies numériques et de simulation (Ilumens) de l’Université René-Descartes à Paris] répond

« [e]n 2007, je suis allé me former au Danemark[…]. Lors d’une simulation, j’ai été confronté à un événement rare mais très grave : une embolie amniotique avec arrêt cardiaque chez une femme enceinte. Jamais, dans ma pratique, je n’avais connu cette situation. Cette formation m’a été très précieuse quand six mois plus tard, de retour en France, j’ai vécu le même événement, en vrai cette fois. J’ai alors répété les mêmes gestes que lors de la simulation, et on a pu sauver la patiente. »

Source :

Bienvault, Pierre, « Mannequins « high-tech » et jeux vidéo pour former les médecins », La-Croix.com, 10 janvier 2012.

Des badges pour révolutionner la certification
De l'usage de la vidéo pour objectiver ses apprentissages

Commentaires

  1. Eric Chamberland a écrit:

    Il y a moyen d’utiliser ces technologies à bon escient sans gadgetiser la formation. Elles peuvent même permettre des apprentissages plus ne profondeur dans certains cas. Le piège serait de croire que tout peut être appris avec un même moyen. Les vidéos et les simulations ne sont pas des panacées, mais simplement des outils de plus dans « l’arsenal » technopédagogique.

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